Fiches individuelles


SAIGE Arnaud François
Naissance : 20 février 1734 à Bordeaux
Baptême : 21 février 1734 à Bordeaux
Décès : 25 octobre 1793 à Bordeaux

Père : SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer ( 1696 - 1764 )
Mère : CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne ( 1704 - 1794 )

Union : VERTHAMON d'AMBLOY (de ) Marie Jacquette Martine, dite Jacqueline ( 1750 - ? )
Mariage : 28 janvier 1765 à Bègles
Note individuelle : Seigneur, baron de Beautiran, de Laprade et d'Aiguemorte, seigneur de l'Île Saint-Georges, de Saint-Médard, de Bonoas, de Ducasse et autres lieux. Reçu le 9 juillet 1760, avec dispense d'âge, en la charge de conseiller, avocat général au Parlement de Guyenne, nommé à cette charge par lettres de provisions du 7 juin 1760, enregistrées le 4 juillet suivant ; il en commence l'exercice à l'audience de la Tournelle du 2 août 1760 et démissionne en 1778, mais reste en exercice jusqu'au 19 avril 1779. Nommé avocat général honoraire par lettres données à Versailles le 19 juillet 1779, enregistrées le 26 août suivant. membre de la chambre des Requêtes du Parlement de Bordeaux.
Il assiste à l'assemblée de la noblesse de Bordeaux en 1789.
En dépit de sa situation, Arnaud François Saige adhère avec enthousiasme à la Révolution, commandant de la garde nationale de Bordeaux (1789), élu trois fois maire de Bordeaux, le 9 mai 1790 par 1.024 voix sur 1.408 votants, le 6 décembre 1791 et le 12 janvier 1793, il réussit à y maintenir l'ordre. Grand juré de la Haute Cour nationale à Orléans en septembre 1792, il devient, en 1793, l'un des chefs de la Fédération girondine et adresse une protestation à la Convention le 9 mai 1793 ; destitué, le 18 septembre 1793, et arrêté en son château de Bourran sur l'ordre des commissaires Tallien, Lacombe et Ysabeau, il est condamné à mort le 25 octobre 1793 par la Commission Militaire et exécuté le jour même comme hors la loi, traître de la patrie "pour avoir signé, le 9 juillet 1793, une adresse au Conseil général concernant la formation d'une compagnie de chasseurs et d'une compagnie de cavalerie destinées à faire partie de la force départementale qui devait se porter sur Paris et pour outrages faits à la majesté nationale dans la personne des deux représentants du peuple Ysabeau et Baudot, contre lesquels outrages, il ne s'est point élevé en sa qualité de maire... Tous ses biens sont confisqués... ordonne que le présent jugement sera à l'instant exécuté sur la place Nationale, imprimé et affiché partout où besoin sera", le 4 brumaire an II.
Ainsi finissait sur l'échafaud un homme vertueux, ami du peuple, qui avait doté sa ville de deux hospices et soulagé bien des misères. Saige fut victime de sa générosité mais aussi de son imprévoyance, il paya de sa vie cet ordre nouveau qu'il avait tant fait pour instaurer et dans lequel il avait tout à perdre et rien à gagner.
Malgré son immense fortune, il avait acquis des biens nationaux (hôtel des gouverneurs de Guyenne, propriété des Minimes à Mérignac, etc.), s'associant ainsi aux spolations qui allaient s'abattre, un peu plus tard, sur sa propre famille et sur lui-même.
Saige, surnommé par ses ennemis "le Capet de Bordeaux", fut surtout condamné en raison de sa fortune qui avait soulevé les haines et les convoitises de certains ; voici d'ailleurs, deux déclarations symptomatiques, l'une émane de Barsac que l'on félicitait sur un habit neuf et qui répondit : "La tête de Saige payera cela demain", l'autre d'un discours de Baudot à la Convention Nationale : "Nous avons fait punir le maire de Bordeaux, homme riche de 10 millions et fécond en ressources d'esprit et que ceux des habitants qui n'étaient pas sans-culottes avaient fait un dieu".
L'exécution de Saige jetta Bordeaux dans la consternation mais personne n'osa intervenir. Voici ce qu'en disait Desgranges : "L'exécution du maire Saige qui était très aimé du peuple pour les bienfaits qu'il répandait sur lui, a vivement affligé mais aucun murmure coupable ne s'est fait entendre".
Amateur d'art éclairé, Saige avait fait bâtir par l'architecte Victor Louis un hôtel cours du Chapeau Rouge (1775-1776), pendant longtemps devenu siège de la Préfecture ; il y apporta des objets d'art d'Italie et fit de sa demeure un véritable musée. Sa vaisselle plate était renommée pour sa qualité et sa quantité, sa collection de biscuits de Sèvres et sa bibliothèque riche de plus de 3.000 volumes étaient réputées dans tout Bordeaux ; il embellit également ses châteaux de Saige et de Bourran (Paroisse de Mérignac, en Gironde).
Les biens de Saige étant confisqués, à la suite du jugement rendu contre lui par la Commission Militaire, les scellés furent apposés sur son hôtel, et sa femme qui y résidait encore avec une douzaine de domestiques, fut emprisonnée au Fort du Ha. Malgré les scellés, l'hôtel fut pillé avant l'inventaire général qui eut lieu du 13 au 19 décembre 1793.
Mme Saige, aorès 15 jours de détention, fut mise en liberté surveillée ; libérée en avril 1794, elle avait pu, depuis décembre 1793, récupérer quelques objets ; en décembre 1794, elle rentre en possession de son hôtel, et par arrêté du 29 pluviose an III, elle obtient la restitution des affaires lui appartenant entreposées aux Feuillants.
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En 1863, pour honorer la mémoire de Saige, la municipalité de Bordeaux donna son nom à une rue.

SAIGE Arnaud François
SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer
SAIGE Jean
LASSUS (de ) Angélique
CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne
CHAPERON Jean
RINÈS (de ) Jeanne




SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer
Naissance : 20 mars 1696 à Bordeaux
Décès : 1764

Père : SAIGE Jean ( ? - ? )
Mère : LASSUS (de ) Angélique ( ? - ? )

Union : CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne ( 1704 - 1794 )
Mariage : 11 juillet 1730 à Bordeaux
Enfants : SAIGE Marie Angélique ( 1731 - ? )
SAIGE Jean-Baptiste ( 1732 - ? )
SAIGE Marie Angélique ( 1733 - 1780 )
SAIGE Arnaud François ( 1734 - 1793 )
SAIGE Jean ( 1735 - ? )
SAIGE Joseph François ( 1736 - ? )
Note individuelle : Seigneur, baron de Beautiran, Laprade et autres lieux, négociant, bourgeois de Bordeaux, conseiller, secrétaire du roi, maison et couronne de France, audiencier en la chancellerie du Parlement de Guyenne (11 février 1733).

SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer
SAIGE Jean
 
 
LASSUS (de ) Angélique
 
 




SAIGE Jean
Union : LASSUS (de ) Angélique ( ? - ? )
Enfant : SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer ( 1696 - 1764 )
Note individuelle : Bourgeois, négociant faisant un important commerce avec les Indes, l'un des cinq directeurs de la première Chambre de commerce de Bordeaux, qui rédigea un mémoire contre les Fermiers généraux.





SAIGE Jean
Naissance : 30 janvier 1735 à Bordeaux
Baptême : 30 janvier 1735 à Bordeaux

Père : SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer ( 1696 - 1764 )
Mère : CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne ( 1704 - 1794 )

SAIGE Jean
SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer
SAIGE Jean
LASSUS (de ) Angélique
CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne
CHAPERON Jean
RINÈS (de ) Jeanne




SAIGE Jean-Baptiste
Naissance : 10 mars 1732 à Bordeaux
Baptême : 11 mars 1732 à Bordeaux

Père : SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer ( 1696 - 1764 )
Mère : CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne ( 1704 - 1794 )

SAIGE Jean-Baptiste
SAIGE Guillaume Joseph, Écuyer
SAIGE Jean
LASSUS (de ) Angélique
CHAPERON de TERREFORT (de ) Marie Anne
CHAPERON Jean
RINÈS (de ) Jeanne


                     


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