Fiches individuelles


DANGLADE Martin, dit L'Aîné - 48
négociant

Naissance : 30 novembre 1771 à Bayonne
Baptême : 1 décembre 1771 à Bayonne
Décès : 1849 à Bayonne

Père : DANGLADE Jean-Léon ( 1736 - 1790 )
Mère : LORDON Saubade ( 1746 - ? )

Union : LACAZE Françoise, dite Franchette ( 1773 - ? )
Contrat de mariage : 9 décembre 1795 à Libourne
Mariage religieux : 23 décembre 1795 à Libourne
Enfants : DANGLADE Jean-Baptiste ( 1796 - ? )
DANGLADE François-Hippolyte ( 1798 - 1874 )
DANGLADE Jacques Célestin dit Edouard ( 1800 - 1878 )
Note individuelle : Parrain x Danglade, représenté par Jacques Lavil. Marraine Jeanne Lordon.

La guerre de course prit fin avec les guerres de l'Empire. Les armateurs n'armaient plus que de petites chaloupes qui ne tenaient pas la mer. Les corsaires étaient obligés de se retirer dans de petits ports de la côte et d'attendre leur proie.
Après 1815, les corsaires basques ne font plus parler d'eux, mais leur histoire n'en constitue pas moins pour la postérité une suite d'exemples des vertus de cette race que César appelle dans ses Mémoires les "Cantabres indomptés" et qui dressèrent à Napoléon, lors de son passage à Saint-Jean-de-Luz, un arc de triomphe surmonté de la devise "Invincibili, Invicti" (les Invaincus, à l'Invincible).
Les Danglade sont maintenant au creux de la vague. Marie Dubourdieu, belle-soeur de Martin, intervient auprès du comte de Cessac, ministre directeur de l'administration de la Guerre afin qu'il soit nommé garde magasin d'habillement à Bayonne. Mais elle essuie un refus. Le 18 octobre, au baptême de son neveu, Jean Louis Armand, il est qualifié de négociant en vins. Cependant nous connaissons la succession : c'est déjà la misère. Il vivait avec femme et enfants dans une seule chambre. disposant en tout et pour tout de deux lits normaux et d'un lit d'enfant, de quatre paires de drap pour cinq individus.
La succession sera réglées par sous-seing privé le 28 fructidor an XI.
Après son décès, son épouse, Françoise Lacaze, dite Franchette, et leurs trois enfants, se fixeront définitivement à Libourne.
Mais pourquoi leur passé a-t-il été si longtemps occulté ?
Les Lacaze font partie de la grande bourgoisie libournaise. L'archétype des familles provinciales si bien décrites par Emile Zola. Raconter le passé aventureux des ancêtres paternels de leurs neveux, à une époque ou "corsaires" et "pirates" se confondaient dans les esprits, aurait fait tâche. Alors s'est bâtie une légende : d'Anglade serait devenu Danglade car la particule aurait été abandonnée à la Révolution ; les capitaines corsaires, de brillants officiers de la Royale, etc.
Largement épaulés par leur famille maternelle, les trois frères, comme leurs descendants, vont faire une percée magistrale. Multipliant les unions avantageuses, achetant hôtels particuliers, vignobles et châteaux. lIs seront négociants en vins et propriétaires. Ils occuperont les plus hautes fonctions à la mairie de Libourne, au Conseil Général, au Tribunal de commerce, au Syndicat des négociants et vins et spiritueux. Plusieurs ont donné leur nom à une rue de la ville ou dans le Sud-Ouest.

D'autres Danglade resteront au Pays Basque et ils se recouvertiront dans l'élevage et dans la cultrure. Jean Louis Armand fera souche en Amérique.
Plusieurs s'établieront peut-être ailleurs, mais pour le moment nous n'avons pas retrouvé leurs descendants.

© H.A.


DANGLADE Martin, dit L'Aîné
DANGLADE Jean-Léon
DANGLADE Jean-Léon
DUMAS Marie
LORDON Saubade
LORDON Pierre
PAILLET (de ) Jeanne Marie




DANGLADE Martin-Théophile
Marin

Naissance : 21 avril 1800
Décès : 29 juin 1824

Père : DANGLADE Jean, dit Jean-Baptiste ( 1774 - 1814 )
Mère : LISSABE Marie ( 1777 - 1827 )

Note individuelle : Décédé sans alliance.

DANGLADE Martin-Théophile
DANGLADE Jean, dit Jean-Baptiste
DANGLADE Jean-Léon
LORDON Saubade
LISSABE Marie
LISSABE Dominique
ARMSTRONG Ann




DANGLADE Mathieu Edouard
Naissance : 1828
Décès : 4 mars 1901 à Libourne

Père : DANGLADE Jean-Baptiste ( 1796 - ? )
Mère : LACAZE Reine Victoire ( ? - ? )

Union : MIEULET de RICAUMONT Thérèse Amélie ( 1828 - 1901 )
Mariage : 28 juin 1865 à Libourne
Enfants : DANGLADE Albert ( 1866 - 1938 )
DANGLADE Marie-Louise ( 1868 - 1923 )
DANGLADE Mathieu Edouard
DANGLADE Jean-Baptiste
DANGLADE Martin, dit L'Aîné
LACAZE Françoise, dite Franchette
LACAZE Reine Victoire
LACAZE Mathieu Gaston
FOURNIER Marie-Anne Victoire




DANGLADE Mathilde
Naissance : 11 décembre 1970

Père : DANGLADE Bertrand ( 1946 - ? )
Mère : WILLIAMSON Martine ( ? - ? )

Union : BOUTHILLIER Frédéric ( ? - ? )
Enfants : BOUTHILLIER Emma ( 1994 - ? )
BOUTHILLIER Julie ( 1996 - ? )
BOUTHILLIER Victor ( ? - ? )
DANGLADE Mathilde
DANGLADE Bertrand
DANGLADE Michel
MARCHEGAY Yvonne
WILLIAMSON Martine
 
 




DANGLADE Michel
Naissance : 1919 à Libourne

Père : DANGLADE André ( 1885 - 1965 )
Mère : LAPORTE-BISQUIT Annie ( 1894 - 1940 )

Union : MARCHEGAY Yvonne ( ? - ? )
Enfants : DANGLADE Annie ( 1944 - ? )
DANGLADE Bertrand ( 1946 - ? )
DANGLADE Claire ( ? - ? )
Note individuelle : Il grandit dans un environnement artistique : son père, André (Libourne 1885 - Menton 1965) peint à l'huile des paysages lumineux et très bien structurés du bassin d'Arcachon, de Dordogne, de Charente, qu'il expose à Paris dans les années 1950-1960. Ses racines charentaises lui viennent du côté maternel : sa mère, Annie Laporte-Bisquit, est la petite-fille du sénateur Maurice Laporte-Bisquit et la fille d'Eva Haviland, cousine germaine de la mère de Jacques Chardonne (dont il donnera un portrait ambigu dans son roman Eva). La carrière de Michel Danglade se voit donc toute tracée : il entre dans la maison de négoce familial, alors la troisième sur le marché, et en devient vite le directeur général adjoint. Après cette carrière dans le négoce du cognac, Michel Danglade partage sa vie entre Chassors et l'île de Ré, se consacrant à la peinture et à l'écriture. Une palette réduite à trois bleus, un ocre et un brun, lui suffit pour transcrire remarquablement à l'aquarelle les charmes et la luminosité de la Saintonge intérieure et maritime, des îles océanes, des rives paisibles du fleuve Charente, ainsi que du vignoble si bien discipliné. Selon l'humeur des saisons, le printemps et l'automne étant ses préférées, il sait aussi rendre la simple noblesse des blanches églises romanes saintongeaises coiffées de rose changeant sous le soleil. S'il compose quelques natures mortes, il s'adonne surtout à la peinture de marines dont la grande qualité lui ouvre les portes des salons de la Marine et de la fondation Rothschild à Paris. Il a également exposé à Londres, Glasgow, Chicago, Bahrein, Koweit ; reçu plusieurs prix et médailles en France et en Italie. Consécration : les musées de Libourne, Le Touquet, Saint-Martin-de-Ré, le National Museum de Malte, ont acquis de ses oeuvres. Danglade ne se contente pas de peindre. Ses Nouvelles des îles, Chronique des estiaires, Abécédaires des bateaux, recueils d'aquarelles accompagnées de textes poétiques, le font recevoir aux "Ecrivains de la mer", société littéraire dépendant du musée de la Marine avant qu'il ne donne des romans plains de fantaisie, La Commandante au long cours (Croît vif, 1998) ou La Fortune est sous le vent des îles (chez l'auteur, 2002). L'ensemble de son oeuvre le fait devenir membre de l'Académie de Saintonge en 1993 (5e siège, en remplacement de Henri Marchat).
Dictionnaire biographique des Charentais, extrait de la notice établie par P. Reverchon.

Croix de Guerre 39/45

DANGLADE Michel
DANGLADE André
DANGLADE Jean-Baptiste Hippolyte
GOURMEL Catherine Lucille Joséphine Marguerite
LAPORTE-BISQUIT Annie
LAPORTE-BISQUIT Edouard Martial Georges Adrien
HAVILAND Eva Lucy


                     


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