Fiches individuelles


DANGLADE Jean (John) Louis Armand
Négociant

Naissance : 26 octobre 1801 à Bayonne
Baptême : 28 octobre 1801 à Bayonne
Naturalisation : 20 avril 1840 à Switzerland
Décès : 25 juillet 1882 à Switzerland

Père : DANGLADE Jean, dit Jean-Baptiste ( 1774 - 1814 )
Mère : LISSABE Marie ( 1777 - 1827 )

Union : BEEBE Anne Marie ( 1802 - 1870 )
Mariage : 18 février 1824 à Vevay
Enfants : DANGLADE Marie Amelia ( 1825 - 1910 )
DANGLADE Theophile Morgan Dr. ( 1826 - 1878 )
DANGLADE Ursuline ( 1838 - ? )
DANGLADE John Baptiste Hilaire ( 1841 - ? )
DANGLADE Timothy C. ( 1842 - 1884 )
Note individuelle : THE AMERICAN DESCENDANTS OF JOHN LOUIS ARMAND DANGLADE

John Louis Armand Danglade, born (18 October 1802) in the fourth Brumaire and the sixth of the French Republic at 6 o'clock in the morning, son of Jean Baptiste Dangladez, Ship's Captain, and Marie Lissabe, his wife, Living in the Rue des Basques. First witness, Jean Louis Claverie, aged fifty years, gentleman, resident of Bardos, Dept. of the lower Pyrenees, maternal uncle of the child. Second witness, Frances Lacaze, aged twenty-seven years, wife of Martin Danglade, wine merchant, resident of the same city, paternal aunt of the child. Certified by the Mayor of the City of Bayonne.

© Eloïne CHESNUT

Il aurait quitté la France à l'âge de 18 ans pour éviter de devenir prêtre. Une autre version dit qu'il est parti pour se soustraire à la conscription.
Ces versions qui trouvent leur origine en Amérique surprennent :
- L'inquisition a disparu de France en 1772, or nous sommes en 1817,
- La conscription comprenait tous les Français depuis l'âge de 20 ans (il n'en avait que 16). De plus, ses parents, notamment sa grand-mère Saubade Danglade, née Lordon, étaient assez riches pour payer un remplaçant.
Quelle qu'en soit la raison, à Bayonne, on perd sa trace. Il se serait enfui de chez lui en dérobant le portrait de son père qu'il a découpé de son cadre doré, y mettant à la place une vieille image.
Nous savons aujourd'hui qu'il s'est embarqué à Bordeaux, en octobre 1819, arrivant à la Nouvelle-Orléans, Louisianne, en décembre 1819. Il remonta la rivière jusqu'à Cincinnati, Ohio, où il apprit l'ébénisterie.
Etant invité à un bal, à Vevey, Indiana,par M. Moread, il rencontra Anna Maria Beebe, il va se marier avec elle. Cependant, il n'a pas dû en informer ses parents. Nous n'avons pas retrouvé l'acte. Le comté d'Hamilton, dans l'Ohio, a été formé en 1790 quand ce secteur était encore instable. La ville de Cincinnati servait de chef-lieu. Le tribunal a connu plusieurs incendie qui ont eu lieu en 1802, 1813, 1814, 1849 et 1884. De nombreuses archives ont été perdues, dont le document qui nous intéressait.
Jean Louis Armand a cependant la nostalgie de sa famille, car il nomme sa première fille Amelia. Amélia, c'est le prénom de sa soeur cadette. Tandis que son deuxième fils s'appelera Joh Hilaire. Hilaire, c'est le prénom du frère qui le rejoindra en Amérique. C'est aussi celui de son grand-oncle, un fils de Jean-Léon Danglade et de Saubade Lordon. Sa petite-fille, comme la soeur de son père mariée à Jean Verges, sera Eloïne. Un prénom que nous n'avons jamais rencontré ailleurs, si ce n'est, quatre générations plus tard, auprès de notre délicieuse cousine Chesnut.
A Bayonne on le croit mort (en mer?). De ce fait, il n'a pas hérité de sa mère décédée en 1827. C'est son frère Jean-Baptiste Hilaire qui aura sa part.
Puis, il reparaît :
- Le 14 janvier 1829, dans l'impossibilité de se rendre en France pour l'occasion, un jugement du tribunal civil de Bayonne, commet Me Casebonne, notaire royal, pour le représenter à la signature d'une procuration.
- En mars 1831, le consulat français de Nouvelle-Orléans lui établit un passeport valable un an. Il a été utilisé pour trois allers et retours de la Nouvelle-Orléans à son pays natal. Un visa déclare qu'il était retourné à la Nouvelle-Orléans, au moins une fois, comme simple passager après avoir embarqué au Havre. Il aurait pu escorter les expéditions d'écorce de chêne, évoquées dans la biographie de Jean-Baptiste Danglade, son père. Mais nous manquons de précisions sur ces traversées entourées de mystère, car, au retour, il devait garder, nous dit-on, une attitude discrète sur ses visites (nous imaginons, mais ne le répetez surtout pas, qu'il devait se livrer à un "commerce tringulaire").
- Le 12 août 1831, il est à Bayonne, où il signe deux actes et, sur ces dits actes, il est qualifié d'ébéniste résidant à Cincinatus (sic).
- Le 23 mars 1840, il hérite de sa grand-mère Danglade, née Lordon. Mais il sera représenté à la signature par son frère, Jean-Baptiste Hilaire. Sur cet acte, il est qualifié de cultivateur.
- En 1870, au recensement fédéral, il est inscrit comme commerçant en produits alimentaires et fermiers.

© H.A. & Eloïne CHESNUT.

DANGLADE Jean (John) Louis Armand
DANGLADE Jean, dit Jean-Baptiste
DANGLADE Jean-Léon
LORDON Saubade
LISSABE Marie
LISSABE Dominique
ARMSTRONG Ann




DANGLADE Jean, dit Jean-Baptiste
capitaine de navire puis capitaine de corsaire

Naissance : 20 novembre 1774 à Bayonne
Baptême : 21 novembre 1774 à Bayonne
Décès : 22 avril 1814

Père : DANGLADE Jean-Léon ( 1736 - 1790 )
Mère : LORDON Saubade ( 1746 - ? )

Union : LISSABE Marie ( 1777 - 1827 )
Mariage : 21 mars 1800 à Bayonne
Mariage :
Enfants : DANGLADE Martin-Théophile ( 1800 - 1824 )
DANGLADE Jean (John) Louis Armand ( 1801 - 1882 )
DANGLADE Jean-Baptiste Hilaire, dit Surtout Hilaire ( 1807 - 1894 )
DANGLADE Marie Amélia, dite Surtout Emilia ( 1813 - 1862 )
Note individuelle : Parrain, Jean Lordon aîné, représenté par Jean-Baptiste Lordon, son frère, oncles maternels. Marraine, Louise Dumas, veuve de Martin Minvielle. Le représentant a signé et non le père pour être absent, ni la marraine pour ne savoir le faire ainsi qu'elle l'a déclaré. Haraneder, vicaire.
Service historique de la Marine.
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Il n'avait pas encore atteint l'âge de 12 ans quand il fut embarqué comme volontaire sur la Princesse d'Hénin de Bordeaux, navire important commandé par son père, Jean-Léon Danglade pour un voyage vers Saint-Domingue qui dura du 20 juin 1786 au 25 juin 1787. Il repartit de Bordeaux le 10 septembre 1787 en qualité de pilotin sur ce même bâtiment sous les ordres de son père. Pour un motif inconnu, il fut débarqué le 20 septembre 1788 à Port-au-Prince. Il revint à Bordeaux le 3 août 1789, s'étant embarqué le 13 juin 1789 comme passager (gagnant son passage, sans doute par une activité) au port de Jérémie, petite ville de Saint-Domingue, sur le navire la Babiole, capitaine le Sr Brichaud. Il est possible que de septembre 1788 à juin 1789, il fut accueilli par l'un de ses trois oncles, les Lordon, frères de sa mère, partis depuis quelques années vivre dans les îles d'Amérique. Puis, du 7 juin 1790, date du départ de Bayonne, au 8 avril 1791, date de retour dans ce port, il effectua un voyage vers la Méditerranée sur l'Heureuse Rencontre commandée par le capitaine Laloubère. Mais, ce qui est surprenant, c'est que le dit Jean-Baptiste Danglade fut durant cette période deuxième capitaine alors qu'à la date d'embarquement, il n'avait pas encore 16 ans. Probablement, le fait d'avoir été pilotin sur un navire important de 486 / 560 tx, et de plus dirigé par son père, lui avait permis d'acquérir des connaissances exigées pour devenir pilote. Il repartit de Bordeaux pour un voyage qui dura du 7 avril 1792 au 23 octobre suivant vers la côte d'Afrique en qualité de lieutenant (il avait 17 ans) sur la Nimphe de Bordeaux, capitaine le Sr Dupuy. Dès le début des guerres de la période révolutionnaire, encore en qualité de lieutenant, il sortit en février 1793 pour une campagne de course sur l'Ami des Planteurs de Bayonne commandé par le capitaine Lissabe. Ce corsaire fut pris par les Anglais le 8 avril 1793. Mais ce Lissabe n'était pas de la famille de Dominique Lissabe que nous connaissons. Il était aussi nommé Jean Lichigaray dit Lissabe. Il était fils de Pierre Délissagaray, natif de Charritte en Soule, et de Jeanne Carjusan d'Urt, et petit-fils de Pierre, sieur de la maison Lissabé et de Thérèse de Lissabé, héritière de cette maison. Suivant l'usage ou ancienne coutume en zone rurale, ces chefs de famille étaient nommés parfois sous le nom de la maison Lissabé et d'autres fois sous le nom patronymique Délissagaray qui, à Bayonne, fut transformé en Lichagaray puis en Lichigaray, nom qui était implanté dans cette ville depuis l'installation des frères Lichigaray venus d'Orthez issus d'une famille importante de ce dernier lieu. Avant d'être pris par les Anglais, l'Ami des Planteurs (110 tx, 2 canons, 4 pierriers et 44 hommes) s'était emparé du navire le Socoro Montaner de Santender de 230 tx et dont l'équipage (10 hommes et 2 mousses) fut conduit prisonnier à Dax. La valeur du chargement de cette prise fut estimée à 600.000 francs.J.B. Danglade, probablement établi sur la prise pour la conduire à Bayonne, évita la captivité car le 11 juin 1793, il signa une procuration afin de permettre à sa mère de recevoir ses parts des prises faites et celles qui seront faites par le dit corsaire. Il ignorait, à cette date, la capture de ce dernier par les Anglais.
Il passa dans la Marine d'Etat avec le grade d'enseigne de vaisseau, alors qu'il n'avait que 19 ans. Ce grade était aussi réservé, par équivalence, aux capitaines de la marine marchande.
Embarqué à Sète le 21 frimaire an II (11 décembre 1793), sur la Résistence, capitaine Aliès, il participa au siège de Port-Vendre et il fut débarqué dans le même port de Sète le 19 germinal an II. Dès le lendemain, 20 germinal (9 avril 1794), il partit de Sète sur La Force, capitaine Granier, pour le siège de Collioure et il arriva à Toulon le 6 fructidor an II (23 août 1794). Puis, toujours comme enseigne de vaisseau, et pour la période de 2 ans, 10 mois et 26 jours, il navigua en escadre et pour des expéditions sur le Barra, capitaine Moreau, sorti de Toulon le 18 fructidor suivant, et ensuite sur la Pégaze qui termina cette croisière à Rochefort le 27 brumaire an V (15 novembre 1796). Ce fut le dernier voyage de J.B. Danglade sur des bâtiments de la République. Revint-il malade ou blessé ? Car il demanda l'attribution d'une pension. Il obtint un traitement de réforme de 600 francs au titre d'enseigne de vaisseau réformé. Ce fait ne l'empécha pas d'entreprendre une campagne de course en qualité de lieutenant sur un très petit corsaire, le Hazard de Bayonne (4 pierriers, 16 hommes) commandé par son beau-frère, Louis Auliacq. En compagnie d'un autre petit navire corsaire, la Gageure, capitaine Hiriart, ils s'emparèrent de la Thérèse Charlotte de Hambourg, capitaine Joachim Hollander. Cette prise fut jugée invalide à Bayonne, mais bonne prise à Pau le 4 thermidor an VII (22 juillet 1799). Cité, depuis 1800, comme capitaine de navire, il résidait encore à Bayonne en octobre 1801.
Par Eloïne Patton Chesnut, de Port-Myers en Floride, sa descendante, nous avons eu connaissance du voyage effectué en 1802 dans les îles françaises d'Amérique par ce capitaine, commandant la Joséphine de Bordeaux. Il est probable que ce bâtiment fut armé pendant l'interruption de la guerre qui intervint entre mars 1802, suite au traité d'Amiens, et février 1803, date de rupture de ce traité.
La date de retour de la Joséphine à Bordeaux n'est pas connue, du moins dans l'état actuel de nos recherches. Une question cependant est à résoudre : Danglade réussit-il à revenir à Bordeaux avant la reprise des opérations de guerre par les Anglais, ou son navire fut-il pris par eux ? Les naissances, dans son foyer, intervinrent en 1800, 1801, 1807 et après une longue captivité en Angleterre, en 1813. Cette interruption entre 1802 et 1806, serait-elle le fait d'une longue absence de ce capitaine pour des motifs liés au sort de la Joséphine. Nous espérons que certains chercheurs de Bordeaux découvriront le sort de ce navire.
Il est certain que J.B. Danglade était présent à Bayonne vers le milieu de l'année 1806, car Pierre Giron, armateur de Bayonne, lui confia le commandement d'un petit corsaire, le Iéna de Bayonne (36 tx, avec un canon de huit, 4 pierriers et un équipage de 35 hommes). Selon les informations relevées dans son dossier conservé en Angleterre, le Iéna sortit du port de Bayonne le 20 avril 1807, avec une lettre de marque de l'Empereur. Il fit voile d'abord vers Luanco (Espagne) et il fut pris le 18 mai 1807, à 9 heures du matin à trente lieues du Cap Finistère par la frégate anglaise l'Iris, capitaine John Tower. Les marins du Iéna furent transférés sur la frégate et ce petit corsaire fut brûlé en mer, probablement en raison de sa petite valeur marchande. l'équipage prisonnier fut conduit à Plymouth où J.B. Danglade fut appelé à faire le 1er août 1807 une déclaration devant un notaire, et aussi devant Richard Birwood et l'interprète William Withe. Il ne peut être précisé si Danglade, au début de sa captivité, resta détenu dans une prison sur terre ou sur une prison flottante, c'est-à-dire sur un panton. Ce qui est certain, c'est qu'il fut transféré dans la prison de Dartmoor, construite en 1809 et pouvant recevevoir 10.000 prisonniers. Il était notoire que les conditions de détention y étaient particulièrement pénibles et décrites dans une lettre signée en 1810 par quelques capitaines bayonnais, dont J.B. Danglade. Cette lettre, que nous reproduisons ci-après, est conservée par la Chambre de Commerce de Bayonne.
Nous avons retrouvé les conditions de la libération de J.B. Danglade. Selon un document daté du 15 février 1812, il a fait l'objet d'un échange avec M. Edouard Falle, maître du navire l'Amitié de Jersey, qui était prisonnier de guerre à bord du corsaire français l'Invincible Napoléon (commandé selon toute probabilité par Martin Jorlis). Ce dernier libéra ce prisonnier en échange de Danglade qui devait quitter l'Angleterre dans les quinze jours qui suivront.
J.B. Danglade mourut le 22 avril 1814 en un lieu inconnu. Lors de l'invasion de la région de Bayonne par les troupes de Wellington. Des barques furent armées sur l'Adour avec un canon, un équipage d'une vingtaine d'hommes et un capitaine. L'une d'elles était commandée par Danglade. Il est probable que c'est au cours du combat contre les Anglais qu'il fut tué. Il n'avait pas encore 40 ans.
Il fut un marin exceptionnel. Pilotin à l'âge de 13 ans sur un bâtiment important de 486 / 560 tx, commandé il est vrai par son père ; 3ème capitaine à 16 ans pour un voyage vers la Méditerranée qui dura 10 mois et 4 jours ; lieutenant à 17 ans sur la Nimphe de Bordeaux ; lieutenant à 18 ans sur le corsaire l'Ami des Planteurs ; à 19 ans, enseigne de vaisseau dans la Marine de l'Etat, puis à 27 ans, capitaine de la Joséphine de Bordeaux vers l'Amérique. Il s'agissait d'une ascension rapide dans tous les grades et responsabilités d'un marin.

© Alfred LASSUS.
*
"Intimement convaincus de l'intérêt que vous prenez à notre sort, nous avons l'honneur de vous oser un précis de notre situation, persuadés d'avance qu'émus du récit de nos maux, vous ne négligerez rien pour les alléger. Après une captivité de six années, passé à bord des prisons flottantes, le gouvernement anglais ordonna que 6.000 Français du dépôt de Plymouth fussent transférés à une prison nouvellement bâtie dans un lieu désert et stérile nommé Darmoor. Là, des brouillards épais formés par les exhalaisons d'un sol marécageux dérobent pendant les deux tiers et demi de l'année la vue de l'astre bienfaisant du jour et ont toujours empêché les Anglais d'y former aucun établissement. Le laboureur actif et industrieux n'ose y porter ses pas ; et nul être de la création ne peut y trouver une nourriture que la nature prodigue en ses dons, accorde dans tous les lieux fréquentés par l'homme.
Déjà, depuis deux mois l'influence funeste de ces brouillards pestilentiels s'est fait sentir sur nos corps affaiblis et 1.200 infortunés, sur 6.000, gisent dans les hôpitaux, sans compter 500 de plus que la mort a délivré de leurs souffrances.
Encore, si nous prévoyons un terme aux ravages destructeurs de cette maladie !!! Mais comment l'espérer ? Il faudrait, pour opérer cet effet salutaire, changer la nature du climat et réparer les défectuosités de l'administration vicieuse de cette prison, c'est-à-dire corriger le caractère insalubre des eaux que nous buvons, chasser les vapeurs pestilentielles qu'un terrain faugeux exhale sans cesse, clore les ouvertures des bâtiments qui nous servent de demeure, fermer aux vents toujours déchaînés dans ce quartier l'issue que leur offrent des murs mal façonnés, diminuer par le chauffage le froid rigoureux d'un hiver de huit mois où prévalent tour à tour les frimas, les neiges, les gelées et l'humidité plus malfaisante encore, vétir des malheureux dont la nudité fait frissoner tout homme sensible, et enfin veiller à la qualité des aliments qui nous sont accordés. De toutes ces choses, les premières sont impossibles ; les dernières peuvent s'exécuter, mais qui peut les espérer du gouvernement anglais ? De ce gouvernement qui, sous le masque de l'humanité, déchire cruellement ses victimes et cependant annonce à toute l'Europe les effets de sa clémence !
Permettez-nous, Messieurs, de vous citer un trait frappant de cette clémence et de cette humanité si vantée ! Vous avez été informés, vous et toute l'Europe, que Sa Majesté Britannique, en commémoration de la 50ème année de son règne, avait ordonné le renvoi dans leur patrie de tous les prisonniers infirmes et vieillards au-dessus de 50 ans. D'après une promesse aussi solennelle promulguée dans les journaux anglais, il n'est pas une famille en France qui ait des parents de cette description dans ce pays, qui ne s'attendit à les voir promptement de retour dans leur foyer ? Mais quelle erreur ! Quelques-uns, il est vrai, ont été renvoyés, la politique l'exigeait, mais le plus grand nombre reste et est condamné à traîner une vie languissante et pleine d'amertume, dans ces prisons infectes et dégouttantes.
Voilà les faits : ces jours derniers, un médecin inspecteur des hôpitaux, envoyé par le gouvernement, vint faire sa visite dans ce lieu. Plus de 400 vieillards et infirmes s'y présentèrent pleins de confiance dans l'ordre d'un monarque, ils se félicitaient d'avance du bonheur de revoir leur patrie et d'y pouvoir passer le déclin de leurs jours, au milieu de leurs fils et petits-fils. Jugez donc de leur douleur de se voir refusés, chassés même hors de la présence de l'inspecteur !
Oui, Messieurs, des hommes que leurs cheveux blanchis au service de leur patrie doivent rendre respectables, même à ses ennemis, des hommes couverts de cicatrices, honorables, des hommes mutilés ont été repoussés et privés de l'exécution d'une promesse royale. Sept environs ont été élus. Pourquoi ?... Parce qu'il importe de faire croire aux habitants des côtes de France que les Anglais religieux et observateurs de leurs promesses, renvoient les vieillards, renvoient les infirmes."
Jean-Baptiste Danglade signe cette lettre.

Il sera libéré le 15 février 1812, en échange du captain Fall, commandant le navire marchand "Amitié de Jersey" (fait prisonnier par le "Napoléon Invincible".

© Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne.

DANGLADE Jean, dit Jean-Baptiste
DANGLADE Jean-Léon
DANGLADE Jean-Léon
DUMAS Marie
LORDON Saubade
LORDON Pierre
PAILLET (de ) Jeanne Marie




DANGLADE Jean-Baptiste
Naissance :
Baptême : 6 mai 1741 à Bayonne

Père : DANGLADE Jean-Léon ( 1703 - 1741 )
Mère : DUMAS Marie ( 1701 - 1768 )

Note individuelle : Parrain, Jean-Baptiste Sancoup. Marraine, Laure Dumas, femme de Martin Minvielle.

DANGLADE Jean-Baptiste
DANGLADE Jean-Léon
DANGLADE Pierre
LUCMARET (de ) Marthe
DUMAS Marie
DUMAS Jean
MASSANGES (de ) Saubade




DANGLADE Jean-Baptiste - 24
Négociant

Naissance : 23 septembre 1796 à Bayonne

Père : DANGLADE Martin, dit L'Aîné ( 1771 - 1849 )
Mère : LACAZE Françoise, dite Franchette ( 1773 - ? )

Union : LACAZE Reine Victoire ( ? - ? )
Mariage : 1826 à Libourne
Enfants : DANGLADE Mathieu Edouard ( 1828 - 1901 )
DANGLADE Elisabeth ( 1830 - 1888 )
DANGLADE François-Léon ( ? - ? )
DANGLADE Jeanne Françoise Alice ( ? - ? )
Note familiale : Jean-Baptiste Danglade est son cousin germain.
Note individuelle : 1m 80,
cheveux châtains,
front dégarni,
sourcils châtains,
yeux châtains,
nez long,
bouche moyenne,
barbe châtain,
menton rond,
visage ovale
et teint clair.

Lettre de Vergez demandant, le 13 mars 1829, à J.B. des conseils pour soigner son vin.
Cette curieuse lettre a été reproduite dans la "Revue Historique et Archéologique du Libournais et de la vallée de la Dordogne".

© H.A.

DANGLADE Jean-Baptiste
DANGLADE Martin, dit L'Aîné
DANGLADE Jean-Léon
LORDON Saubade
LACAZE Françoise, dite Franchette
LACAZE François Jeune
PROTEAU Marie Elisabeth Marguerite




DANGLADE Jean-Baptiste Hilaire
Négociant

Naissance :
Baptême : 7 mars 1785 à Bayonne

Père : DANGLADE Jean-Léon ( 1736 - 1790 )
Mère : LORDON Saubade ( 1746 - ? )

Note individuelle : Parrain, Jean-Baptiste, frère. Marraine, Marie Doyheart (GG119).

DANGLADE Jean-Baptiste Hilaire
DANGLADE Jean-Léon
DANGLADE Jean-Léon
DUMAS Marie
LORDON Saubade
LORDON Pierre
PAILLET (de ) Jeanne Marie


                     


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