Fiches individuelles


CHAPERON Paul
capitaine

Naissance : février 1906
Décès : 29 avril 1943 à Hemchir Dhom Da

Père : CHAPERON Pierre Marie Henri ( 1875 - 1938 )
Mère : LAROMIGUIÈRE Marie Germaine ( 1877 - 1948 )

Union : MICHAUT Colette ( ? - ? )
Mariage : 1936
Enfants : CHAPERON Anne ( 1937 - ? )
CHAPERON Henry ( 1938 - ? )
CHAPERON Monique ( 1939 - ? )
CHAPERON Arnaud ( 1940 - ? )
CHAPERON Hubert ( 1942 - ? )
Note individuelle : Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-45.

CHAPERON Paul
CHAPERON Pierre Marie Henri
CHAPERON Paul Pierre
LEPERCHE Marie Pauline
LAROMIGUIÈRE Marie Germaine
 
 




CHAPERON Paul Joseph Romain Albert
négociant en vins à Libourne

Naissance : 23 juillet 1829 à Libourne
Décès : 14 octobre 1925 à Libourne

Père : CHAPERON Paul Romain Joseph ( 1814 - 1889 )
Mère : BOURRICAUD Marie-Elisa, dite Elisabeth ( 1829 - ? )

Union : BEURCQ Catherine Marie ( 1852 - 1929 )
Mariage : 24 avril 1846 à Libourne
Enfants : CHAPERON Catherine Marie Pauline ( 1877 - 1970 )
CHAPERON Marthe Elisabeth ( 1881 - 1903 )
Note individuelle : Juge au tribunal de commerce de Libourne.

CHAPERON Paul Joseph Romain Albert
CHAPERON Paul Romain Joseph
CHAPERON Paul Romain
DUPLANTIER-BAUDUC Marie Magdeleine Emilie
BOURRICAUD Marie-Elisa, dite Elisabeth
BOURRICAUD Alexandre Jean
MERLINGE Elisabeth




CHAPERON Paul Pierre
Négociant en vins

Naissance : 29 avril 1841 à Libourne
Inhumation : 13 août 1897 à Libourne

Père : CHAPERON Etienne Henri ( 1793 - 1856 )
Mère : RUAUT Anne Aimée ( 1799 - 1865 )

Union : LEPERCHE Marie Pauline ( 1844 - 1933 )
Mariage : 18 avril 1865 à Libourne
Enfants : CHAPERON Marie Marguerite ( 1866 - 1944 )
CHAPERON Jeanne Marie Amélie ( 1867 - 1878 )
CHAPERON Marie Suzanne, dite Blanche ( 1873 - 1961 )
CHAPERON Pierre Marie Henri ( 1875 - 1938 )
CHAPERON Paul Pierre
CHAPERON Etienne Henri
CHAPERON Jean-Jacinthe
LASSIME Marie-Anne
RUAUT Anne Aimée
RUAUT Pierre
MARCHAND Philippine




CHAPERON Paul Romain
Naissance : 19 avril 1732 à Libourne
Baptême : 20 avril 1732 à Libourne
Décès : 4 novembre 1793 à Libourne

Père : CHAPERON Jean-Joseph ( 1698 - 1762 )
Mère : DESÈZE Anne ( 1701 - 1779 )

Note individuelle : Avocat, élu jurat de Libourne le 21 juillet 1766, réélu le 9 mars 1768, il donne sa démission le 28 août 1769. Nommé conseiller du Roi au Présidial de Libourne par lettres de provisions données à Versailles le 25 avril 1787, il est installé le 24 juillet suivant.
Elu député au Présidial le 17 décembre 1788, Paul-Romain Chaperon comparaît le 3 mars 1789, comme commissaire désigné à la rédaction du cahier de doléances de la ville de Libourne, qu'il signe le 6 mars "Chaperon député au Sénéchal et commissaire".
Le 8 mars 1789, les délibérants de la banlieue de Libourne l'élisent, en son absence, comme député pour remettre, le 11 mars suivant, leur cahier de doléances au lieutenant général de la Sénéchausée ; mission que Chaperon accepte avec empressement. Procureur du Roi à l'assemblée de la noblesse de Libourne le 16 juillet 1789.
Membre du corps municipal (1790), membre du tribunal du district de Libourne et du tribunal criminel du département dont, comme député envoyé à Bordeaux à cet effet, il avait concouru à la formation.
Procureur-syndic du district de Libourne, un des fondateurs de la Société des Amis de la Constitution, président du club des sans-culottes de Libourne, administrateur du Comité de surveillance (1791), président du club des Amis de la Constitution (affilié aux Jacobins de Paris, 1791), membre du bureau de correspondance (9 août 1791),
Elu président et secrétaire du district, le 1er octobre 1791, il occupe cette fonction jusqu'au 10 novembre suivant.
Paul-Romain Chaperon était doué d'un beau talent oratoire, ses propos étaient convaincants ; par ses discours et par ses écrits, il se dépeint comme un ennemi acharné de l'Ancien Régime, animé d'un esprit égalitaire qui contraste étrangement avec sa personnalité. "Un franc sans-culotte ne connaît pas la différence des états" dit-il de lui-même. Or ses goûts sont ceux d'un aristocrate, il signe "de" Chaperon, son physique distingué, sa mise raffinée accuse davantage cette scission des goûts et des idées.
Paul-Romain Chaperon fut à la fois, un idéaliste pétri d'idées philosophiques, et un ambitieux plein de rancoeur envers une société dans laquelle il n'avait pu se faire la place qu'il convoitait.
Deux écrits, parmi beaucoup d'autres, sont tout à fait symptomatiques.
L'un concerne une délibération du Directoire du district de Libourne, en date du 8 février 1791, sur les armoiries, litres et ceintures funèbres qui ornent les églises. P.-R. Chaperon, procureur-syndic, prononce un violent réquisitoire contre "ces armoiries menaçantes, ces ceintures funèbres dont les murs de nos temples étaient défigurés... ces puériles distinctions...", puis abordant le vif d'un sujet qui lui est cher, il dit : "un homme de privilège aurait rougi de s'allier à la fille d'un bourgeois et plus encore à celle d'un laboureur, nous étions régis par cette absurde institution qui divise les castes...", enfin à l'adresse du clergé : "... le clergé crie qu'on touche au spirituel quand on touche au temporel". Il jure, en terminant, de maintenir la Constitution.
Le Directoire faisant droit au réquisitoire de P.-R. Chaperon, décide que les municipalités feront enlever, sous huitaine, les armoiries, litres et ceintures funèbres en dedans et en dehors des églises.
Dans un autre discours qu'il prononce le 6 novembre 1791, il s'élève avec force contre le luxe insolent des ci-devant archevêques, et, signe prémonitoire, pendant qu'il parle, les tribunes s'effondrent faisant quelques blessés parmi le public.
Le 9 juin 1793, les membres du Conseil du département et les commissaires délégués par les corps constitués de la Gironde, s'assemblent à Bordeaux dans l'ancien archevêché et décident de se constituer en Commission populaire de salut public.
Paul-Romain Chaperon, membre du tribunal du district, fait partie de cette assemblée dont il signe les délibérations comme membre du Comité de correspondance. La Commission Populaire envoie des adresses à la Convention et organise une force départementale armée pour marcher sur Paris ; la guerre est déclarée entre les Montagnards et les Girondins.
La Commission populaire est dissoute le 3 août 1793, la Convention décrète le 6 août suivant, ses membres traitres à la patrie, les met hors la loi et confisque leurs biens. A cette date commence le calvaire de Paul-Romain Chaperon.
Après la dissolution de la Commission Populaire, mis hors la loi, P.-R. Chaperon se cache à Bordeaux, puis dans les Landes chez Jean Daribehaude, veuf de sa cousine germaine Catherine Desèze, enfin dans les environs de Libourne.
Pourchassé, épuisé moralement et physiquement, il rentre à Libourne et se livre à ses bourreaux, ne voulant pas, dit-il, "aller grossir à l'étranger le nombre des ennemis de la République".
Il fait parvenir une lettre à la municipalité de Libourne pour l'aviser de son retour, "s'abandonnant à la Providence et à la commisération des représentants du peuple", une demi-heure plus tard, il est arrêté.
Paul-Romain Chaperon ne semble pas réaliser la menace qui pèse sur lui et s'adresse aux représentants du peuple en s'accusant d'avoir été abusé. Quand il comprend, enfin, le sort qui lui est réservé, il tente de se suicider.
Le 14 brumaire an II (4 novembre 1793), il passe en jugement devant la Commission Militaire séante à Libourne, Lacombe qui préside, lui demande s'il a été membre de la Commission Populaire de Bordeaux, Chaperon lui répond qu'il en a fait partie comme membre du district de Libourne et qu'il a été entraîné dans l'erreur comme beaucoup d'autres citoyens ; mais le verdic était rendu d'avance : "La Commission Militaire..., convaincue qu'il a été un des membres les plus ardents de la dite Commission Populaire, qu'il a par ses propos, et par ses écrits, infiniment contribué à égarer les bons citoyens de Bordeaux, qu'au moment même de son interrogatoire il a osé faire, en quelque sorte, l'apologie de la Commission Populaire, condamne ledit Chaperon à la peine de mort, ordonne que le présent jugement sera à l'instant exécuté sur la place Municipale, déclare tous ses biens confisqués au profit de la République et ordonne que le jugement sera imprimé et affiché partout où besoin sera."
Un bref retour à la prison, lui permit de se confesser avant d'être exécuté le matin même à 10 heures.
La guillotine était dressée sur la place Municipale, contre la halle aux grains, et entourée par le Comité de surveillance et la garde auxiliaire. Depuis le matin, une pluie fine et pénétrante tombait sur la ville.
Paul-Romain Chaperon, peintre à ses heures, a écrit un "Traité de la peinture au pastel, publié à Paris en 1788 ; il y parle de l'art en artiste et en érudit. Auteur d'une comédie manuscrite "Le fat", il a laissé quelques poèmes. L'abbé de Fontenay a publié de lui, dans "Le journal général de la France", une lettre "sur les masques dont on se servait pour les nègres".
Passionné de littérature et de philosophie, il entretenait une correspondance suivie avec son cousin germain Paul-Romain de Sèze (frère de Raymond de Sèze, le défenseur du Roi), avec lequel il dissertait sur Paracelse, Bacon, Montesquieu et partait en guerre contre l'esprit inné après avoir lu Helvetius. Pendant la Révolution, ses lettres font preuve d'une mesure qu'on ne retrouve pas dans ses autres écrits.
La Commission Militaire, reprocha à Casimir de Sèze (autre frère de Raymond de Sèze), "d'avoir eu des communications particulières avec P.-R. Chaperon si attaché au système fédéraliste". Casimir de Sèze ne nie pas ses relations et reconnaît qu'il a été, de tout temps, lié avec lui (18 janvier 1794).
Disons pour terminer, que la fortune de P.-R. Chaperon saisie par la Nation, se composait d'une maison en mauvais état, avec chai et jardin, sise à Libourne, rue Fraiklin, évaluée 450 livres, d'un petit bien au lieu dit "La Fourchée", près de Coutras, de quelques rentes et d'un mobilier dans la maison du citoyen Beylot. La bibliothèque de la ville de Libourne possède plusieurs ouvrages de jurisprudence lui ayant appartenu.

© Henri CHAPERON.

Paul-Romain Chaperon était célibataire.

CHAPERON Paul Romain
CHAPERON Jean-Joseph
CHAPERON Ignace
DUMUGRON Jeanne
DESÈZE Anne
DESÈZE Pierre
 




CHAPERON Paul Romain
avoué près du tribunal civil de Libourne

Naissance : 8 août 1777 à Libourne
Baptême : 9 août 1777 à Libourne
Décès : 23 novembre 1860 à Libourne

Union : DUPLANTIER-BAUDUC Marie Magdeleine Emilie ( 1784 - 1834 )
Mariage : 15 avril 1807 à Libourne
Enfants : CHAPERON Suzanne Aurélie ( 1808 - 1892 )
CHAPERON Suzanne-Aurélie ( 1808 - 1892 )
CHAPERON Marie Catherine Amélie ( 1809 - ? )
CHAPERON Raymond Adrien ( 1811 - ? )
CHAPERON Paul Romain Joseph ( 1814 - 1889 )
Note individuelle : Sergent-major de la cohorte urbaine de Libourne (1814), maire de Saint-Sulpice-de-Faleyrens (Gironde)



                     


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