Fiches individuelles


BONIFAS Jean Jacques Paul, En Famille Casimir
Naissance : 1788 à Lacaune

Union : AZÉMAR Marguerite ( ? - ? )
Enfants : BONIFAS Philippine ( 1820 - ? )
BONIFAS N... ( ~ 1822 - ? )
BONIFAS Félix ( 1825 - 1857 )
Note individuelle : En 1820, Casimir est en poste à Saint-André-de-Cubzac, en 1882 à Cadillac (Gde). Ses deux filles épouseront, à vingt jours d'intervalle, les deux frères Droz. Eux aussi sont issus d'une famille protestante.
A la retraite, il crée à Cadillac une maison de négoce de vins et bois en gros et mène bien ses affaires, se fait des relations.
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Cette branche tarnaise des Bonifas cousine avec la branche cévenole (d'Anduze). Trois pasteurs vont marquer le monde protestant :
- CESAR. Etudes à Genève. 1820, à 26 ans, pasteur à Grenoble. 1841, la faculté théologique protestante de Montauban. Professeur d'exégèse et d'hébreu. Bientôt doyen. Il a épousé Zélia Guizot, cousine germaine de François Guizot, historien et homme politique de premier plan. Professeur d'histoire moderne à moins de 25 ans par faveur de Fontanes qui disait en parlant de lui : "Ces protestants, on ne les fait pas plier." Il meurt en 1855 du choléra.Il protégea sa carrière. Des huit enfants de ce couple, deux seront pasteurs :
- SAMUEL (1826-1874) : professeur de théologie et d'hébreu à Montauban.
- FRANCOIS (1837-1878) : études de théologie à Montauban, de philosophie à la Sorbonne. Docteur en théologie et philosophie. A 29 ans, professeur à Montauban, directeur de "La Revue Théologique". Il fait autorité. Son influence fut profonde. Tous ses étudiants lui vouaient affection et admiration. Son épouse, née Valloton, a une soeur femme d'Henri Vernejoul, aumônier militaire protestant. Ils laissent deux filles dont une épousera en 1889 son cousin Georges Vernejoul, médecin militaire, et deux fils : un conseiller d'Etat, Ernest, et un pasteur, Henri.
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Mais revenons aux filles de Paul mariées au Droz.

Ils vinrent à Bordeaux pour gagner leur vie. L'un d'eux disparut avant la naissance de son second fils, Alexandre. Philippine, sa veuve, peina durement pour élever ses enfants. Sa patronne, une tarnaise, vendit à Alexandre son commerce de parfumerie et confiserie, rue Saint-Rémi. Le nouveau confiseur se lança dans la fabrication de liqueurs. en 1860, il dépose la marque "Crème de Cacao Chouva" qui le fera connaître.
Les liqueurs Droz prospèrent grâce à une gamme complète de produits.
En 1872, Alexandre Droz marie sa fille, Jeanne-Marguerite, à Victor-Emile Gross, de nationalité suisse. Il est courtier en vins. Il habite à Bordeaux, 10 rue du Réservoir (aujourd'hui, rue Albert-de-Mun).





BONIFAS Jeanne Eugénie
Naissance : 17 octobre 1854 à Bordeaux
Décès : 5 février 1908 à Arcachon

Père : BONIFAS Félix ( 1825 - 1857 )
Mère : AUSCHITZKY Jeanne Thérèse "Eugénie" ( 1829 - 1901 )

Union : ALAUX Jean Michel ( 1850 - 1935 )
Mariage : 28 janvier 1875 à Bordeaux 33000
Mariage religieux : 28 janvier 1875 à Bordeaux
Enfants : ALAUX Jean-Paul ( 1876 - 1955 )
ALAUX Marie Jenny "Charlotte" ( 1877 - 1895 )
ALAUX François ( 1878 - 1952 )
ALAUX Marguerite ( 1881 - 1915 )
ALAUX Jenny ( 1883 - 1915 )
ALAUX Magdeleine ( 1886 - 1918 )
ALAUX Charles ( 1889 - 1918 )
Note individuelle : Jeanne, à 20 ans, épouse Michel Alaux. Le mariage civil est célébré par Adrien Sourget, adjoint au maire de Bordeaux ; lié avec les familles Gué et Alaux ; parent de sa grand-mère Auschitzky, née Sourget.
Elle a pour témoins Alexandre Droz, son oncle, et Emile Gross, le mari de sa cousine germaine.

Elle aura sept enfants, tous pleins de charme, affectueux comme pas un, serviables à souhait, débordant de vie, de torrents de vie. Et il est difficile d'imaginer la vie de leurs grand-mère et arrière-grand-mère au milieu de cette bande.
Elles ont souvent entendu les cris des passants... lorsque les Alaux se promenaient sur les corniches de la façade et les dalles de la toiture. Elles ont frémi en voyant Michel, gendre de l'une et mari de la petite-fille de l'autre, faire le saut périlleux au-dessus d'une chaise de la salle à manger avec beaucoup d'aisance : auriez-vous pu penser que ces enfants eussent été acrobates si leur père ne l'avait été ?
Pour admirer la forme, la souplesse, la force des Alaux, il suffisait de monter dans le grenier transformé en salle de gymnastique. Leur oncle Guillaume avait dû aussi leur donner quelques leçons. Ils excellaient aux agrès, exécutaient des numéros de trapèze. Mais en plus, ils étaient jongleurs.
Les Alaux ? de vrais bateleurs.
La musique était en eux. Charles fut un virtuose du violon, mais l'ensemble jouait de tous les instruments. A toute heure, des concerts s'improvisaient.
Quand au dessin et à la peinture, tous les enfants de Michel et de jeanne dessinaient et peignaient à ravir, dignes de la prestigieuse lignée des Alaux dont ils étaient issus.
Que de dons avaient les Alaux ! Les Alaux, c'étaient le charme, le joie de vivre, l'art à l'état pur, évidemment. C'était aussi la fantaisie. Des personnages hors du commun, une famille hors du commun.
Jeanne - Mzadame Alaux - couvait son monde avec amour. Dotée d'un très heureux caractère et d'un tempéramment d'une douceur angélique, elle gardait toujours le plus grand calme. Aux passants effrayés en voyant ces grands enfants accrochés à la façde, elle les rassurait en souriant : "Ils se tuent ainsi tous les jours".
Et l'arrière-grand-mère s'était, elle aussi, mise à l'heure Alaux. S'était méritoire à son âge. Eugénie avait eu la même faculté d'adaptation, mais avait, en sus, le souci de veiller sur sa propre mère.
Incontestablement les dames Auschitzky, la mère née Sourget, la fille, épouse Bonifas, et la petite-fille, femme de Michel Alaux, avaient toutes trois été douées par le ciel d'une faculté d'adaptation merveilleuse.


BONIFAS Jeanne Eugénie
BONIFAS Félix
BONIFAS Jean Jacques Paul, En Famille Casimir
AZÉMAR Marguerite
AUSCHITZKY Jeanne Thérèse "Eugénie"
AUSCHITZKY Carl Ulrich Heinrich Ewald (A Bordeaux, Il Deviendra Charles).
SOURGET Rose "Eugénie"




BONIFAS Marie-Thérèse
Père : BONIFAS Paul Charles Eugéne ( 1856 - 1924 )
Mère : CHÉNIER-DUCHARPREAU Magdeleine ( 1862 - 1952 )

Union : TRABUT-CUSSAC "Antoine" Paul Jean ( 1896 - ? )
Enfant : TRABUT-CUSSAC Jean-Paul ( 1924 - 1969 )
BONIFAS Marie-Thérèse
BONIFAS Paul Charles Eugéne
BONIFAS Félix
AUSCHITZKY Jeanne Thérèse "Eugénie"
CHÉNIER-DUCHARPREAU Magdeleine
CHÉNIER Adrien Nicolas
BOUYER Marie




BONIFAS N...
Naissance : vers 1822 à Castres

Père : BONIFAS Jean Jacques Paul, En Famille Casimir ( 1788 - ? )
Mère : AZÉMAR Marguerite ( ? - ? )

BONIFAS N...
BONIFAS Jean Jacques Paul, En Famille Casimir
 
 
AZÉMAR Marguerite
 
 




BONIFAS Paul Charles Eugéne
Naissance : 25 octobre 1856 à Bordeaux
Décès : 16 mars 1924 à Bordeaux

Père : BONIFAS Félix ( 1825 - 1857 )
Mère : AUSCHITZKY Jeanne Thérèse "Eugénie" ( 1829 - 1901 )

Union : CHÉNIER-DUCHARPREAU Magdeleine ( 1862 - 1952 )
Mariage : avril 1882
Enfants : BONIFAS Gaston ( 1883 - ? )
BONIFAS Geneviève ( 1887 - 1972 )
BONIFAS Marie-Thérèse ( ? - ? )
BONIFAS Yvonne ( ? - ? )
Note individuelle : Le sérieux des études d'abord. Paul entre pensionnaire dès la 6ème au lycée de Talence (Gde) où son grand-père, Charles Auschitzky, a une maison de campagne.
Il se lancera très vite dans le commerce. Il n'a pas 25 ans quand il constitue avec Henri Durand, une société en nom pour la distribution en exclusivité du champagne Théodore Roëderer.
Il se marie en 1882. Le jeune ménage vit à Bordeaux 55 cours du Jardin-Public (aujourd'hui, cours de Verdun), avec les beaux-parents.
L'homme déborde d'amour et de tendresse. Entre lui et ses enfants c'est la passion. Si l'un d'eux avait mal, avait besoin de réconfort, il était toujours présent, doué de gestes maternels. Gai, d'un caractère égal, il adore la plaisanterie, le bon mot, cultive le calembour, le contraire d'un guindé. Chez lui on rit franchement, mais sans jamais un mot déplacé. L'éthique du parfait honnête homme. Courtois et très convivial, Paul a le don de la communication. Il a l'art d'aimer et de se faire aimer dans tous les milieux.
C'est un homme cultivé, nourri de bonnes lectures, disposant d'une riche bibliothèque. Il fait partie de sociétés savantes et il se passionne pour les colonies, leur développement, en particulier pour le Maroc. Il est membre fondateur de l'Office du Maroc à Bordeaux. La Société Géographique Commerciale le nomme vice-président. Il oeuvre pour le renom de Bordeaux aux expositions d'Hanoï, Saint Louis (1904), Liège (1905), Milan (1906), Londres (1908), Bruxelles (1910). Il milite dans quantité d'associations à but social et d'entraide, en particulier à celles touchant le personnel du port.
Pendant la Première Guerre, il multiplie les rapports aux ministères de l'Agriculture, du Ravitaillement, des Finances et de la Guerre. Paul correspond avec son cousin Ernest (fils du pasteur François) alors auditeur au Conseil d'Etat, chef du cabinet civil de Painlevé, ministre de la Guerre.
Sur le plan professionnel, il a réussi très bien. Compétent, dynamique, inventif, il est d'une honnêteté totale, sans faille. Le sérieux de la culture germanique de son grand-père, le respect de la parole donnée, héritage des pasteurs. Sa grande force morale lui donne dans les affaires une certaine crédibilité... et il a du crédit, et en sus, un "savoir-faire" héritage de la Hanse ? En 1907, il est trésorier du Congrès des Vins et Spiritueux de Bordeaux.
Maintenant, en plus des champagnes Roëderer (Théodore, Louis), il commercialise les cognac Hennessy, puis Martell, les liqueurs Bols, les kumels de deux maisons de Riga (... evidemment!) et une troisième située à Berlin, des cherrys et des whiskies, du marasquin, du vermouth, des bitters de Trinidad. Et aussi du rhum. Toute une palette de vins de dessert, des vins de Bourgogne, du Rhin, de Saumur, des vins de Bordeaux mis en bouteilles dans ses chais et vendus sous ses étiquettes.
Toute cette activité lui a valu d'être Conseiller du Commerce Extérieur de la France, la fonction qui lui était le plus cher.

Chevalier de la Légion d'honneur, Officier des Palmes académiques.

BONIFAS Paul Charles Eugéne
BONIFAS Félix
BONIFAS Jean Jacques Paul, En Famille Casimir
AZÉMAR Marguerite
AUSCHITZKY Jeanne Thérèse "Eugénie"
AUSCHITZKY Carl Ulrich Heinrich Ewald (A Bordeaux, Il Deviendra Charles).
SOURGET Rose "Eugénie"


                     


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