Alliances Gisclard

 

 

 

Les SAUNHAC

 

Barons des Etats

 

Seigneurs de Saunhac, La Motte, La Calsade, Montolieu, La Roquette, Saint-Maime, Onet, La Garrigue, La Calmette, Luc, Vors, Castan, Mirabel, Blauzac, Peyrolles, Salan, Belfort, Aiguesvives, Talespues, Reilhac, Limairac, La Poujade, Tanus, Flavin d’Albigeois, Padiès, Bréganty, Lamothe-Ferrensac, La Croze, Pilles, etc., etc.

en Rouergue et en Quercy.

Barons de Belcastel, Verdun, Castelmary, Ampiac, Le Fossat, etc. Comtes et Marquis de Villelongue. Ducs de Laurino, en Calabre.

 

Armes : D’or au lion de sable, gueulé, armé, lampassé et couronné de gueules, entouré de 12 carreaux de gueules posés en orle.

Couronne ducale.

Cimier : Un hibou de sable regardant en face les ailes déployées.

 

                                                                                                         Admis à Malte.

                                                                                                         Preuves de Pages.

                                                                                                         Maintenus en noblesse.

                                                                                                         Assemblée de la noblesse en 1789.

 

La maison de Saunhac, dont le nom s’est écrit Saunhac, Saunhac, Saugnac, Sonnat et Soniat réunit, dit M. Barreau, tous les avantages qui caractérisent la noblesse de premier ordre, c’est-à-dire une ancienne filiative de près de huit siècles, des possessions seigneuriales fort nombreuses, des emplois éminents et de hautes alliances.

Elle a produit un grand maître des Templiers tué à la Massoure en 1250, un commandeur et des chevaliers de Malte, un chevalier des ordres du Roi, un page, des gentilshommes de la chambre, un bailli d’épée du Rouergue, un lieutenant des maréchaux, un chambellan, un sénéchal de Beaucaire et de Castres, des officiers de terre et de mer, un évêque, etc., etc.

Elle est aujourd’hui représentée par deux branches principales : celle du Fossat et celle de Talespues.

Nous devons mentionner aussi deux autres rameaux qui existent encore, mais fort appauvris et qui sont les Saunhac de Tanus et les Saunhac La Grandville.

Au moment où M. de Barrau publia son ouvrage, il ne fut pas possible de trouver la jonction de la branche de Talespues avec la souche des Saunhac-Belcastel. Sans doute on savait bien que Talespues était un fief de la brancha aînée, puisque dans un testament du 9 février 1482 qui se trouve aux Archives de l’Aveyron. Jean de Saunhac-Belcastel, donne et lègue Talespues à sa fille Marie de Saunhac ; on savait aussi qu’il y a une parenté entre les Saunhac-Talespues et les Saunhac-Belcastel, puisque dans le contrat de mariage de Bertrand de Saunhac d’Ampiac avec Germaine de Sainte-Colombe, Hélène de Montbron, veuve de Clément de Saunhac-Belcastel, parle de Jean de Saunhac de La Poujade, son cousin, fils de Bernard de Saunhiac de Limairac, et que dans le testament de ce Bernard il est dit que le testeur est le frère de Pons de Saunhac, chef de la branche de Talespues, mais on ignorait à quel degré remontait la séparation des deux branches.

En compulsant les papiers de la maison de Bonald, en qui s’est fondue une branche des Saunhac, celle du Périé, nous avons trouvé le point de jonction. Dans le contrat de mariage de Jean de Saunhac de Colombiès avec Jeanne de Belcastel en date du 20 octobre 1537, Jean de Saunhac de Colombiès et Pons de Saunhac-Talespues sont à deux reprises qualifiés frères de Jean de Saunhac-Belcastel, seigneur, baron de Belcastel, Verdun, Ampiac, etc., présent audit contrat.

Comme nous savons d’autre part que Pons de Saunhac était frère de Bernard de Saunhac de Limairac, il en résulte que celui-ci était aussi le frère de Jean de Saunhac-Belcastel, ce qui explique la qualification de cousin donnée au fils dudit Bernard par Hélène de Montbron, veuve de Clémens de Saunhac-Belcastel.

Jean de Saunhac-Belcastel, vivant en 1537 et présent au mariage de Jean de Saunhac de Colombiès, avait épousé Hélène de Rosset, et il était le fils de Jean qui se maria avec Anne de Toulouse, puis avec la princesse Marie d’Astarac et enfin avec Marguerite de Caussade.

Pons de Saunhac-Talespues, Jean de Saunhac de Colombiès et Bernard de Saunhac de Limairac sont donc, eux aussi, fils de ce Jean, mais leur père s’étant marié trois fois, quelle est leur mère ? Cette question est plus difficile à résoudre, car nous n’avons ni le dernier testament de Jean, ni celui de Marguerite de Caussade. Cependant on peut affirmer qu’ils n’étaient pas issus du premier lit, car dans le testament que fit Jean en 1482 et dans lequel il institue Marie d’Astarac pour son héritière, il ne parle que de deux filles. Il semble aussi qu’ils ne doivent pas être du deuxième lit car aucun d’eux n’a été l’héritier de son père, et cependant ils auraient été les aînés de Jean III qui fut héritier, et qui était du troisième lit. Cependant on ne peut l’affirmer car quelquefois ce n’était pas l’aîné qui était institué héritier.

Quoi qu’il en soit c’est un point peu important et il suffit d’avoir prouvé la jonction de Talespues, inconnue jusqu’ici.

Nous complèterons sur plusieurs points les renseignements contenus dans les documents généalogiques.

Gui de Saunhac, d’après d’anciens mémoires de famille, serait le premier auteur connu de la maison. Il aurait eu pour enfants de Marguerite de Ferrières : Raimons, Hugues et Henriette femme vers 1111 de Charles de Cassagnes, seigneur du Cayla. De Raimond serait issu un autre Hugues et Bégon de Saunhac. Mais cela ne repose pas sur des preuves certaines. Ce qui est certain, c’est qu’en 1165, Hugues de Saunhac, archidiacre de Rodez fit une donation à l’abbaye de Loc-Dieu et que plusieurs années après, Hugues de Saunhac et Bégon de La Tour, son frère, furent inscrits pour divers dons dans les cartulaires de l’abbaye de Bonnecombe. Ils donnèrent en 1174 à l’abbé Guillaume, le mas d’Emerguil et en 1183 le mas del Bousquet.

Bégon de Saunhac ou de La Tour avait eu une fille nommée Auzilens, qui épousa N… de Rame. On remarquera que Bégon est appelé tantôt Bégon de Saunhac, Tantôt Bégon de La Tour. Nous retrouverons bientôt un autre La Tour parent des Saunhac, et on se demande si la postérité de Bégon n’a pas été connue sous le seul nom de La Tour et si ce n’est pas là qu’il faut chercher l’origine de la maison de La Tour de Salles qui fut connue plus tard en Quercy sous le nom de La Tour de l’Angle ? Ce qui paraît confirmer cette opinion c’est qu’à plusieurs reprises on trouve dans des actes les La Tour intimement liés aux Saunhac et ayant ensemble des intérêts communs. 

 

Vte de BONALD, « Documents généalogiques sur des familles du Rouergue ». Carrère à Rodez, 1902.