Les SAUNHAC
Barons des Etats
Seigneurs de Saunhac,
en Rouergue et en Quercy.
Barons de Belcastel, Verdun, Castelmary, Ampiac, Le Fossat, etc. Comtes et Marquis de Villelongue. Ducs de Laurino, en Calabre.
Armes : D’or au lion de sable, gueulé, armé, lampassé et couronné de gueules, entouré de 12 carreaux de gueules posés en orle.
Couronne ducale.
Cimier : Un hibou de sable regardant en face les ailes déployées.
Admis à Malte.
Preuves de Pages.
Maintenus en noblesse.
Assemblée de la noblesse en 1789.
La maison de Saunhac, dont le nom s’est écrit Saunhac, Saunhac, Saugnac, Sonnat et Soniat réunit, dit M. Barreau, tous les avantages qui caractérisent la noblesse de premier ordre, c’est-à-dire une ancienne filiative de près de huit siècles, des possessions seigneuriales fort nombreuses, des emplois éminents et de hautes alliances.
Elle
a produit un grand maître des Templiers tué à
Elle est aujourd’hui représentée par deux branches principales : celle du Fossat et celle de Talespues.
Nous
devons mentionner aussi deux autres rameaux qui existent encore, mais fort
appauvris et qui sont les Saunhac de Tanus et les Saunhac
Au
moment où M. de Barrau publia son ouvrage, il ne fut pas possible de trouver
la jonction de la branche de Talespues avec la souche des Saunhac-Belcastel.
Sans doute on savait bien que Talespues était un fief de la brancha aînée,
puisque dans un testament du 9 février 1482 qui se trouve aux Archives de
l’Aveyron. Jean de Saunhac-Belcastel, donne et lègue Talespues à sa fille
Marie de Saunhac ; on savait aussi qu’il y a une parenté entre les Saunhac-Talespues
et les Saunhac-Belcastel, puisque dans le contrat de mariage de Bertrand de
Saunhac d’Ampiac avec Germaine de Sainte-Colombe, Hélène de Montbron, veuve
de Clément de Saunhac-Belcastel, parle de Jean de Saunhac de
En compulsant les papiers de la maison de Bonald, en qui s’est fondue une branche des Saunhac, celle du Périé, nous avons trouvé le point de jonction. Dans le contrat de mariage de Jean de Saunhac de Colombiès avec Jeanne de Belcastel en date du 20 octobre 1537, Jean de Saunhac de Colombiès et Pons de Saunhac-Talespues sont à deux reprises qualifiés frères de Jean de Saunhac-Belcastel, seigneur, baron de Belcastel, Verdun, Ampiac, etc., présent audit contrat.
Comme nous savons d’autre part que Pons de Saunhac était frère de Bernard de Saunhac de Limairac, il en résulte que celui-ci était aussi le frère de Jean de Saunhac-Belcastel, ce qui explique la qualification de cousin donnée au fils dudit Bernard par Hélène de Montbron, veuve de Clémens de Saunhac-Belcastel.
Jean de Saunhac-Belcastel, vivant en 1537 et présent au mariage de Jean de Saunhac de Colombiès, avait épousé Hélène de Rosset, et il était le fils de Jean qui se maria avec Anne de Toulouse, puis avec la princesse Marie d’Astarac et enfin avec Marguerite de Caussade.
Pons de Saunhac-Talespues, Jean de Saunhac de Colombiès et Bernard de Saunhac de Limairac sont donc, eux aussi, fils de ce Jean, mais leur père s’étant marié trois fois, quelle est leur mère ? Cette question est plus difficile à résoudre, car nous n’avons ni le dernier testament de Jean, ni celui de Marguerite de Caussade. Cependant on peut affirmer qu’ils n’étaient pas issus du premier lit, car dans le testament que fit Jean en 1482 et dans lequel il institue Marie d’Astarac pour son héritière, il ne parle que de deux filles. Il semble aussi qu’ils ne doivent pas être du deuxième lit car aucun d’eux n’a été l’héritier de son père, et cependant ils auraient été les aînés de Jean III qui fut héritier, et qui était du troisième lit. Cependant on ne peut l’affirmer car quelquefois ce n’était pas l’aîné qui était institué héritier.
Quoi qu’il en soit c’est un point peu important et il suffit d’avoir prouvé la jonction de Talespues, inconnue jusqu’ici.
Nous complèterons sur plusieurs points les renseignements contenus dans les documents généalogiques.
Gui
de Saunhac, d’après d’anciens mémoires de famille, serait le premier auteur
connu de la maison. Il aurait eu pour enfants de Marguerite de Ferrières :
Raimons, Hugues et Henriette femme vers 1111 de Charles de Cassagnes, seigneur
du Cayla. De Raimond serait issu un autre Hugues et Bégon de Saunhac. Mais
cela ne repose pas sur des preuves certaines. Ce qui est certain, c’est qu’en
1165, Hugues de Saunhac, archidiacre de Rodez fit une donation à l’abbaye
de Loc-Dieu et que plusieurs années après, Hugues de Saunhac et Bégon de
Bégon
de Saunhac ou de
Vte de BONALD, « Documents généalogiques sur des familles du Rouergue ». Carrère à Rodez, 1902.